(J’aime pas) la St Valentin
En février, hormis le fait que ce soit un mois court, il n’y a rien d’extra: on se les pèle, noyel est passé, l’été est encore un chouilla trop loin, les soldes se teminent, et la nouvelle collection été arrive (mouef, faire du shopping en triple épaisseur pour se pavaner dans des cabines d’essayage en maillot de bain, ce n’est pas mon truc!).
Mais février, et notamment le 14, c’est la Saint Valentin, la fête des z’amoureux.
Et moi, j’aime pas le 14.
Tout a commencé vers l’age de 15 ans, j’étais en seconde, et je m’étais attichée de mon 1er mec officiel. Wahou, un mec un peu “rebel”, un tignasse digne de ce nom, des docs; en gros, un naze mais on ne se refait pas!….Bref, 1 semaine que mouef, MOA j’avais un mec à la récré. Trop de la balle. Sauf que ce con m’a largué devant au moins 1 000 personnes (muiche, j’étais dans un très grand lycée) le jour de la Saint Valentin…Beurk!
Le temps passe me diriez vous, et avec, les souvenirs (et la Haine) peuvent s’estomper. Certes. D’ailleurs c’est en creusant dans ma ch’tite tête que je me suis souvenue de cette histoire.
Mais après, ma vie sentimentale (pas très riche!) ne m’a pas permis de passer une Saint Valentin avec un amoureux. Ah si, quand j’avais 20 ans, mais là franchement, je n’ai plus aucun souvenir de cette période (muiche, j’ai une mémoire TRES sélective).
Alors, pour ne pas me laisser atteindre par le spleen que la fête des amoureux engendre quand on est célibat, j’ai pris le taureau par les cornes (faute de le prendre par la queue!). J’ai tourné le machin-truc dans un autre sens. Car ui, une chose est sure est que j’ai toujours été amoureuse des gens qui m’entourent. J’ai donc toujours fêté la St Valentin entre amis. Mouarf! Au début, on se prenait une bonne cuite apéro. Et pour les plus téméraires, nous recherchions dans les rues de Nantes (vi j’ai passé toute ma vingtaine à Nantes!!!) un restau capable d’acceuillir des ivrognes amis heureux de passer la soirée ensemble….Trouver un restau alors que toutes les tables sont UNIQUEMENT pour deux, que la musique, l’ambiance et tout ce qui va bien est gnan-gan au possible. Bref, nous arrivions toujours à notre fin, c’est le principal; même si nous repartions chez nous seuls et que nous pensions tout de même (un peu) à toutes ces femmes qui feraient office de vase cette nuit là… En vieillissant, nous avons arrêté l’apéro, et nous avons préparé des bons gueuletons à la maison. On finissait toujours bien nos assiettes (et surtout nos verres…merci la source!*lol) et nous passions toujours une bonne soirée. Enfin, une soirée normale quoi!
Bref, pour moi, la St Valentin ne représentait rien qu’un “buzz commercial” qui avait la fâcheuse tendance à m’énerver. Vuiche, faut pas nous prendre pour des jambons non plus! Si mon mec attendait uniquement le 14 février pour m’offrir ne serait ce qu’une rose, ben je ne lui accorderai que très peu d’attention (en gros, je trouve cela tellement niais que j’assimilerai mon mec à cette “niaizitude” et que donc cela ne pourrait pas être mon mec; mouarf!).
J’aime pas la St Valentin.
En 2005 lorsque je suis tombée malade, mon cancéro était bien embêté car le début de la chimio tombait le 14 février. Il m’a proposé immédiatement de la repousser. Mais NAON, pourquoi faire doc? Au moins, cette date marquera le début d’une (longue) relation entre la chimio et moi…
En 2006, j’ai commencé à avoir mon eczéma géant sur le corps suite à mes dernières cures de chimio.
En 2007, je souffle? Et bien, vi, je souffle.
En 2008, j’ai un homme, un vrai! Je lui explique que ce n’est pas la peine qu’il se foule pour la St Valentin. Mais amoureux comme pas deux, il arrive le soir avec un beau bouquet de fleurs (et d’ailleurs cela m’a fortement ému, comme quoi, un jour je pourrai peut être changer d’avis sur la question…..NON!). A l’époque, il m’offrait des fleurs toutes les semaines CERTES, mais ce jour là elles avaient une autre gueule ! Bon, ce 14 février là, j’avais aussi passé du temps à l’hôpital, c’était mes cures de fer et d’EPO…
En 2009, j’ai mal. Je n’ai pas évité d’avoir mal ce jour là. La douleur n’a pas de RTT…
En 2010, je vais rentrer en hospit’ ce jour là. Ma greffe a lieu le lendemain. Et vous voulez savoir???????????? Cela ne me fait ni chaud, ni froid.
Car, j’aime pas la St Valentin.
La princesse
* private joke !




